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Les effets de la lumière bleue à travers le prisme de la danse

Une femme danse sur une scène. Plusieurs lumières bleues sont suspendues derrière elle.

Le spectacle « Blue Light » explore les effets de la lumière bleue et ceux des nouvelles technologies sur nos vies.

Photo : Gracieuseté : Catherine Archambault

Nimbés d’un halo indigo, les cinq artistes du spectacle Blue Light livrent sur scène leur interprétation des effets de la lumière bleue sur nos vies. Amélie Duguay signe la chorégraphie et la mise en scène de cette pièce de danse-théâtre présentée par le Théâtre du Trillium au public de La Nouvelle Scène, à Ottawa.

La lumière bleutée émanant des écrans des téléphones et autres ordinateurs inspire cette création et sert de fil rouge au spectacle. C'est un peu toutes nos observations par rapport à cette lumière : comment elle nous influence, notre rapport à l'autre, notre addiction, nos obsessions envers cette lumière et, finalement, envers tout le réseau de technologies qui nous entoure, résume Amélie Duguay.

Des personnes sur une scène. Plusieurs lumières bleues sont suspendues derrière elles.

Cinq interprètes partagent la scène, explorant notamment l’influence des nouvelles technologies et la déconnexion avec les autres.

Photo : Gracieuseté : Catherine Archambault

Je n’essaie pas d'être [moralisatrice] dans ce spectacle, se défend la chorégraphe, soulignant que cet exercice de création se nourrit de ses observations, des idées de ses interprètes et de son éclairagiste.

Une question a guidé leurs pas : Que se passe-t-il aujourd'hui dans notre monde par rapport à toute cette technologie, qui prend de plus en plus de place dans nos vies? demande-t-elle.

Une lumière vivante et obsédante

La femme souriante pose sur une scène. Plusieurs lumières bleues sont suspendues derrière elle.

Amélie Duguay, chorégraphe et metteuse en scène du spectacle « Blue Light »

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

Le projet trouve sa genèse dans différents laboratoires auxquels a participé la chorégraphe. Le recours strict à l’éclairage émis par des téléphones met alors en évidence un potentiel scénique relativement pauvre.

Rapidement, Amélie Duguay choisit de s’inspirer de la lumière bleue dans une conception visuelle ayant recours à des néons. La lumière artificielle devient ainsi vivante au fil des tableaux, comme l’explique la chorégraphe.

Elle entre en interaction avec les interprètes, elle leur parle. Ils réagissent envers cette lumière, que ce soit en allant vers elle, en en étant obsédés, ou en essayant de s'en sortir.

Une citation de Amélie Duguay, chorégraphe

Il y a aussi ce discours par rapport à la réalité, cette déconnexion du réel, le rapport à l'autre, comment essayer de reconnecter avec l'autre, poursuit celle qui a précédemment étudié les effets du confinement et de la solitude sur les corps  dans le spectacle Dans nos corps-Plexiglas, retenu en 2021 par le Projet 3e œil.

Improvisation autour de la déconnexion

Un homme souriant qui pose sur une scène. Plusieurs lumières bleues sont suspendues derrière lui.

Alec Charbonneau est l’un des cinq interprètes du spectacle « Blue Light ».

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

Pour donner du corps à ces questions, le travail d’improvisation et d’exploration autour du mouvement a été nécessaire. Pour cette pièce, d’une durée d’environ 60 minutes, une centaine d’heures ont été consacrées à un travail de recherche, explique l’un des interprètes du spectacle Alec Charbonneau.

Pour l’un des tableaux du spectacle, intitulé Good Morning, les danseurs ont ainsi été invités à se projeter dans l’incarnation d’une chaîne YouTube accueillant ses abonnés, imaginant les mouvements, l’utilisation de l’espace et les nuances que leur inspirait cette prémisse.

Des personnes dansent sur une scène. Plusieurs lumières bleues sont suspendues derrière eux.

L’improvisation des interprètes de la pièce a contribué à l’écriture du spectacle.

Photo : Gracieuseté : Catherine Archambault

C’est vraiment un parcours de différents paysages corporels qui viennent, à la fin, raconter une histoire très humaine de connexion et de déconnexion, souligne Alec Charbonneau.

Si ce dernier espère que les spectateurs se poseront des questions sur la manière dont ils pourraient se connecter entre eux plus qu'ils [ne le faisaient avant d’avoir vu la pièce], il souhaite avant tout offrir au public, avec ses camarades de scène, une expérience singulière.

Blue Light prendra l’affiche à La Nouvelle Scène du 9 au 11 mai. La production inclut du contenu sensible qui pourrait ne pas convenir aux jeunes spectateurs.

La dernière représentation du spectacle sera suivie d’une soirée DJ pour marquer la fin de la programmation 2023-2024 du Théâtre du Trillium.

Avec les informations de Kevin Sweet

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